No More Heroes
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No More Heroes est un jeu d’action-aventure hack and slash de 2007 signé Grasshopper Manufacture, réalisé par Goichi Suda, avec Travis Touchdown affrontant des assassins classés à Santa Destroy.

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No More Heroes est un jeu d’action-aventure de 2007 développé par Grasshopper Manufacture, réalisé et écrit par Goichi Suda, mieux connu sous le nom de Suda51. Conçu d’abord pour la Nintendo Wii, il présente Travis Touchdown, un vagabond fauché, collectionneur d’anime et obsédé par le catch, qui vit dans le motel No More Heroes, dans la ville californienne fictive de Santa Destroy. Travis remporte un katana laser lors d’une vente aux enchères en ligne, tue l’assassin Helter Skelter avant le début de l’histoire principale, puis Sylvia Christel l’entraîne dans le circuit de meurtres classés de la United Assassins Association.

L’intrigue du jeu est volontairement directe et absurde : Travis doit vaincre dix tueurs mieux classés pour devenir l’assassin numéro un. Chaque cible est distincte, jamais interchangeable. Death Metal attend dans un manoir ; Dr. Peace se produit en chef de police corrompu et chanteur de lounge ; Shinobu Jacobs attaque Travis au Santa Destroy High ; Destroyman parodie la morale des super-héros ; Holly Summers transforme une plage en champ de bataille truffé de pièges ; Bad Girl manie une batte de baseball dans une dernière ligne droite baignée de sang. Entre ces combats, Travis accepte de petits boulots, comme tondre des pelouses, ramasser des ordures, faire le plein d’essence ou récolter des noix de coco, afin de payer les droits d’entrée aux combats officiels de classement.

No More Heroes utilisait la Wii Remote d’une manière directement liée à sa fiction. Les joueurs frappaient, rechargeaient et achevaient les ennemis avec le katana laser de Travis, y compris avec le fameux geste suggestif servant à recharger sa batterie. Les prises de catch reflétaient la passion de Travis et l’intérêt de longue date de Suda51 pour le catch professionnel. Le jeu mêlait aussi l’exploration d’une ville ouverte à moto, sur la Schpeltiger de Travis, à des combats fondés sur des missions, créant une version volontairement maladroite et satirique du fantasme héroïque du monde ouvert.

Son style est au cœur de son identité : personnages en cel-shading, menus punk, cadrage violent de bande dessinée, blagues otaku et références aux films, jeux, anime et au catch. Les sorties régionales différaient par leur violence : la version Wii nord-américaine conservait d’importants effets de sang, tandis que certaines autres versions utilisaient plutôt des particules noires. Le jeu est devenu l’une des œuvres emblématiques de Grasshopper Manufacture et a contribué à faire de Travis Touchdown le personnage le plus reconnaissable de Suda51.

No More Heroes a ensuite reçu des portages améliorés sous le titre No More Heroes: Heroes’ Paradise, puis des sorties sur Nintendo Switch et PC. Son succès a mené à No More Heroes 2: Desperate Struggle en 2010, Travis Strikes Again: No More Heroes et No More Heroes III, transformant l’ascension de Travis dans un classement d’assassins en fondation de la série la plus durable de Grasshopper.

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